
Grandiose - Je pense qu il faut quand même attendre d avoir un certain âge (ou une certaine maturité) pour vraiment saisir toutes les dimensions de ce livre. Pour ma part, je pense qu il me sera utile de relire au fil de ma vie ce livre, d une profondeur inimaginable. Etant juif et ayant un héritage culturel assez important, ce livre me parle et m apporte un témoignage fort sur ce qu une partie de ma famille à pu vivre.
POUR TOUS ABSOLUMENT - A la lecture des précédents commentaires, j apprends que c est au programme de 1e ! Pourquoi pas plus tôt ? Dès la 6e ce serait mieux en appui du cours d histoire, ou à proposer à la bibliothèque du collège ...Un témoignage poignant profondément humain qui nous fait ressentir comment la plus misérable matière (les chaussettes russes, la ration de pain,le fond de la marmite de soupe infâme plutôt que les premières louches)était un combat. Le plus petit souffle du coeur et de l esprit vacille sous la brutalité mais perdure au-delà de l horreur.
inoubliable - Que dire? C est le seul livre qui m aie fait pleurer. Je crois que tout être humain devrait lire ce témoignage.
Unique en son genre - je l ai lu à 20 ans et j ai mis du temps à m en remettre, pureté du style, témoignage poignant, un des livres majeurs du 20ème siècle!!!
N oubliez pas que cela fut - Etudié à l école. Lu, vu et revu dans d innombrables fictions et documentaires, je pensais connaitre la Seconde Guerre Mondiale, les camps, l extermination. Je pensais avoir compris et perçu l horreur. Alors, j ai longtemps hésité avant de lire ce livre. A quoi bon... Encore... Mais, la lecture de ce témoignagne est une expérience unique, d une force inégalée, indispensable. Sans doute, sa puissance vient du fait que comme l a expliqué Primo Levi, il a délibérément recourru au langage sobre et posé du témoin plutôt qu au pathétique de la victime ou à la véhémence du vengeur. Il décrit le froid et la faim qui blessent, écorchent, entaillent, tanspercent le corps et l âme. La faim qui obsède et dont la douleur est telle qu elle devient indicible. ce que nous appelons faim ne correspond en rien à la sensation qu on peut avoir quand on a sauté un repas, de même notre façon d avoir froid mériterait un nom particulier. Nous disons faim, nous disons fatigue, peur et douleur, nous disons hiver, et en disant cela nous disons autre chose, des choses que ne peuvent exprimer les mots libres, créés par et pour des hommes libres, qui vivent dans leur maison et connaissent la joie et la peine. Primo Levi décrit l implacable solitude de l être humain dont l humanité est bafouée. Sa lutte de chaque instant pour survivre malgré la souffrance, malgré la perte de sens et de répères, malgré la violence répétée et insensée. Que reste-t-il de l homme quand il est nu et anonyme ? Une âpre douleur - incommensurable - et une indéfectible lueur.